Pourquoi porter un vêtement en laine mérinos est l'idéal quand on fait du sport outdoor ?

Ça nous paraît évident, comme ça au débotté : bien sûr que porter un vêtement en laine mérinos est idéal pour faire du sport outdoor ! Outdoor veut dire dehors, et dehors souvent ça caille. 

Mais ça n’est pas si simple que ça, en fait.

Parce que si l’association est évidente entre les qualités supposées chaudes de la laine mérinos et les températures extérieures à combattre l’hiver, elle l’est peut-être moins quand il s’agit de s’habiller pour le reste de l’année. Et à moins de vivre dans des régions polaires où le froid règne en maître 12 mois sur 12, il faut bien reconnaître que notre pays tempéré offre une diversité importante côté saisons ! Et sans parler des différences d’une région à l’autre... 

C’est là que se situe l’intérêt majeur de la laine mérinos, notamment quand on fait du sport outdoor : elle convient en toute saison. Été comme hiver, printemps comme automne. Et pas uniquement pour la chaleur qu’elle procure ou dont elle nous isole, nous allons voir pourquoi. 

Premier point, déjà évoqué : la chaleur ou la fraîcheur apportée par la laine mérinos. Plus précisément, son effet de thermorégulation. C’est, en quelques mots, le maintien de la température corporelle dans une zone personnelle de confort, quel que soit l’environnement dans lequel vous vous trouvez. Il fait froid dehors ? Le mérinos vous tient chaud. Il y fait chaud, au contraire. Le mérinos vous procure une sensation de fraîcheur, en utilisant votre propre transpiration.

Il n’y a pas de secret là-dessous, c’est un procédé automatique de réchauffement et de refroidissement grâce aux bulles d’air emprisonnées par les fibres de la laine. Et vous le saviez déjà, l’air est un excellent isolant (sinon le meilleur), idéal pour lutter contre le chaud et contre le froid. 

 

Deuxième point d’intérêt de cette fibre, sa qualité « no odor ». En français dans le texte, la laine mérinos ne dégage pas de mauvaises odeurs, plus précisément elle les neutralise. Cela n’a rien de magique, c’est tout simplement dû à la structure « physique » de la laine (structure différente de celle des matières synthétiques). Du coup les bactéries (et donc les mauvaises odeurs qu’elles transportent) ne parviennent pas à s’y accrocher.

Et si cela ne suffisait pas encore, les fibres de la laine absorbent directement l’humidité de la sueur et éliminent les bactéries qui s’y trouvent grâce à la kératine, une protéine qui les constitue. En quelque sorte, cette laine dispose d’un « auto-wash » intégré qui vous permet de vous dépenser sans générer les inévitables inconvénients olfactifs ! 

Troisième point, qui découle du précédent : la question du lavage. Ou plutôt la question de la réduction du nombre de lavages et donc les économies que cela permet de réaliser.

Pas besoin de savants calculs ! Le vêtement ne conservant pas les bactéries dans ses fibres, il se salit donc peu. Les mauvaises odeurs ne s’y accrochant pas non plus, elles sont réduites en quantité (elles finiront quand même par apparaître au bout de quelques sorties, vous n’y pourrez rien). Du coup, vous limitez le nombre de lavages nécessaires et, par voie de conséquence, les quantités d’eau, de produits détergents et d’électricité utilisées. En plus d’être bénéfique pour votre porte-monnaie, ça l’est donc également pour la planète ! Un beau deal gagnant-gagnant... 

Quatrième point d’intérêt de cette fibre : son origine naturelle. Pas de pétrole pour la fabriquer, pas de formule chimique et d’additifs, la laine mérinos est issue directement du mouton éponyme. Pour la « ramasser », pas besoin de matériel sophistiqué ou onéreux, la tonte se fait grâce à un rasoir électrique, une à deux fois par an. Vous trouverez difficilement plus écologique, comme démarche ! Et en plus, cela rend service au mouton. 

Il est clair qu’il reste des éléments à améliorer : le coût de fabrication par exemple, ou l’approvisionnement en matières premières (la qualité de la laine des moutons sud-africains reste un must mondial dont il est difficile de se priver), ou encore le circuit de distribution. C’est indéniable : produire dans un pays très lointain un vêtement en très grande quantité à partir d’un dérivé du pétrole reviendra toujours moins cher que fabriquer un produit à base naturelle en privilégiant un circuit court.

 Tout dépend de ce que l’on recherche, en fait : un produit « jetable » qui durera une saison ou deux, qu’il faudra posséder en plusieurs exemplaires pour lui permettre de sécher entre deux sorties et qui plus est ne supportera pas bien la pratique intensive du sport sans « sentir », ou plutôt un « autre chose » qui soit plus aligné avec nos valeurs ?

 Car si on décide d’ajouter dans la même balance ses valeurs, son éthique, les réflexions incluant la notion de long terme, le « coup de pouce » aux entreprises locales qui produisent local (le fameux circuit court) et quelques éléments économiques, il y a largement de quoi s’y retrouver, dans l’histoire !

Acheter un vêtement outdoor qui convient en toute saison, qui est résistant à l’abrasion et à l’usure, qui ne nécessite pas d’être lavé à chaque sortie, qui permet de réaliser des économies d’eau et d’électricité, qui ne sent pas mauvais et qui ne met pas longtemps à sécher, c’est peut-être un investissement initial un peu conséquent, mais il est largement compensé par tout ce qu’on a mis dans notre fameuse balance !

 Que l’on pense « long terme » sur le plan financier, « bien-être » sur le plan du confort personnel, « respect » de la Nature ou alignement avec nos valeurs, le choix n’est donc peut-être pas si difficile que ça à faire, en fin de compte. Et s’il fallait s’en convaincre, rien de mieux qu’un essai pour dissiper les derniers doutes !

 Alors à vos vêtements...

Prêts ?

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