Label ABELUSI de Segard Masurel en Afrique du Sud pour les produits OGARUN

Échange avec Vincent Nicolas - Segard Masurel


Qui est Segard Masurel ?

Segard Masurel est un négociant de laine à l’histoire de plus de 175 ans. Basée à Tourcoing, l’entreprise possède également des équipes dans les pays producteurs de laine à savoir la Nouvelle Zélande, l’Australie et l’Afrique du Sud.

Grâce à sa longue expérience, sa localisation et son engagement avec son  label ABELUSI, Segard Masurel est devenu le choix évident pour devenir avec sa laine Mérinos, le fournisseur et  partenaire des vêtements de sport outdoor OGARUN..


Le label ABELUSI pour aller plus loin que RWS (Responsible Wool Standard).

RWS est un label mondial créé sous l’impulsion de grandes marques américaines. Elle fait appliquer un minimum de normes qui certifie les laines un peu partout dans le monde. Ce label a le mérite d’exister mais ne permet pas de remonter  jusqu’aux éleveurs et leurs troupeaux.

En 2017, Segard Masurel a créé le label ABELUSI, son propre standard de traçabilité et d’audit  de la laine mérinos sourcée en Afrique du Sud.
ABELUSI signifie d’ailleurs bergers en XHOSA, une des 11 langues officielles d’Afrique du Sud.

À l’origine du projet, Olivier Segard et Nagy Bensid de chez Decathlon se rapprochent et intègrent un groupement d’une centaine d’éleveurs sud-africains, le Konsortium Merino. Ils souhaitent, dans leur démarche, mieux identifier l’origine des laines, maîtriser la filière et ainsi obtenir une traçabilité complète tout en faisant le lien entre l'éleveur et les marques.

En s’appuyant sur les critères de Cap Wool (instances lainières sud-africaines),et leur “code of best practice” déjà appliqué dans le pays, ils établissent une liste de critères supplémentaires qui serviront à la base des audit ABELUSI réalisés au sein des élevages.

Ces audits sont basés sur des critères de bien être des animaux, conditions sociales et environnementales l’objectif étant de progressivement sensibiliser et faire progresser les éleveurs sur les conditions d’élevages. Il ne s’agit en aucun cas de sanctionner ou d’exclure tel ou tel éleveur mais au contraire, l’ouvrir sur les bonnes pratiques et l'amélioration continue.
L’intention est vertueuse, bénéfique pour l’ensemble des acteurs et parties prenantes de la filière, y compris pour le troupeau.


Faire le lien entre les marques et les éleveurs

Segard Masurel a constaté que les éleveurs n’ont qu’une vaste idée de ce que l’on peut créer et produire avec leur laine. La démarche d’ABELUSI est donc de créer le lien entre les marques et les éleveurs pour un projet définitivement plus humain.
Désormais chaque éleveur ABELUSI est informé du client final que sa laine trouvera et les marques sont invitées à rencontrer les éleveurs dans leur environnement.

 


Des critères ABELUSI adaptés au pays.

Pour apporter un maximum de sens à la démarche, le standard ABELUSI se nourrit des conditions locales et s’applique aux élevages d’Afrique du Sud. Cela permet d’appliquer des critères plus ciblés et parfois même etendus aux prestataires.

En effet, parmi ces critères figure par exemple, le fait que l’éleveur est tenu de tenir un registre sur les tondeurs, sur leur qualité de travail mais également sur leurs conditions d’accueil et d'hébergement à la ferme. 

 

ABELUSI +

Un peu comme l'applique OGARUN, l'amélioration continue motive Segard Masurel à aller encore plus loin en se projetant dans une version “+” à son label en sollicitant des fermes pratiquant une agriculture régénératrice.
Ces élevages ont pour objectif la lutte contre la désertification ainsi que l'amélioration des sols avec des pratiques d'élevage simples mais respectueuses de l’environnement.
Un des objectifs est également la réduction des émissions de CO2.
Ce complément au label est en cours d’élaboration et verra le jour fin 2022.


Traçabilité de la récolte de la laine mérinos

Un élevage en Afrique du Sud regroupe très facilement 3000 brebis. La tonte se déroule alors sur 3 jours avec 3 à 4 tondeurs.


Le tri de la laine se fait directement à la ferme et les balles molles (curons) sont ensuite envoyées dans les entrepôts de chez Segard Masurel à Port Elizabeth. Chaque balle sera alors carottée et les échantillons de laine prélevés, envoyés dans un laboratoire. Les tests alors effectués permettent d’obtenir des précisions sur les longueurs de fibre, la finesse, le taux de matière grasse, le taux de matières végétales etc…

Les lots ensuite composés seront lavés, peignés et envoyés à la filature.


Cette traçabilité sur chacun des lots permettra en bout de chaîne à OGARUN, d’obtenir précisément la liste des éleveurs à l’origine de la laine, ainsi que les rapports d’audit.



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