Gazette OGARUN #9 - Février 2021

Dans la gazette #7, je vous annonçais la clôture du premier exercice fiscal au 31 oct. 2020. L'an 2 commence dare-dare puisqu'au bout de trois mois, 65% du chiffre d'affaires de l'année 1 est réalisé.

J'avais prudemment piloté +30% pour 2021, d'abord parce que je ne cours pas après la perf, aussi parce que les verbes grandir ET bâtir sont indissociables dans mon esprit. Dans les faits, on se dirige plutôt vers un +100%. Du calme Jo.

Tout ça arrive à point nommé puisque dans deux mois, la vraie vie reprend ses droits : biberonné par Pôle Emploi depuis bientôt deux ans, bébé OGARUN va passer à la diversification : un petit pot de charges patronales, une purée de cotisations sociales. L'assemblée générale des actionnaires (moi) a voté à l'unanimité le salaire de son dirigeant (moi). Le mode soviétique a parfois du bon.

Voilà pour les bonnes nouvelles, je vous propose maintenant de passer sous la glace pour aller voir ce qui se trame réellement dans mon quotidien d'entrepreneur, sans filtre. Immersion.

promenade dans la neige

 

Les t-shirts kakis : projet lancé en mars 2020, le développement du troisième composant OGARUN est long, trop long. Le projet arrive à son terme avec le tricotage imminent du composant. Plus que quelques semaines à patienter. Néanmoins, le manque de visibilité commence à faire peser un vrai risque à OGARUN.

ski de fonds

 

La fermeture des remontées mécaniques ajoutée à des chutes de neige hors normes démocratisent les activités en autonomie : ski de rando, raquettes, ski de fond... Ceux qui ont réservé une semaine se posent la question de rejoindre leur station. Allez-y bon sang ! Vos ischios, vos quadriceps et vos poumons vont couiner mais ce bol d'air pur vous fera un bien fou. Et je ne serais pas surpris que vous changiez d'activité l'hiver prochain.

Le diable se niche dans les détails. J'ouvre grand mes oreilles quand je vous écoute parler des tenues OGARUN. Suite à vos retours, j'ai souhaité faire évoluer le base-layer par toutes petites touches : cou élargi de deux cm, nouveau zip et positionnement des passe-pouces revu.

Fer de lance de la gamme, vos témoignages sur ce vêtement taillé pour tout faire -courir, randonner, naviguer, grimper, skier- sont élogieux et me donnent envie d'améliorer le couteau suisse de la gamme. 1 vêtement, 1000 traces. Message à celles et ceux qui seraient tentés : si le guide de taille vous positionne entre deux, choisissez la plus petite taille.

 

Le taillant justement : les nouveautés ne seront proposées qu'en trois tailles. XL homme et L femme resteront néanmoins disponibles sur la collection initiale.

Les quantités minimales de production fixées à 50 pièces / taille sont trop élevées pour mes taux de sorties. Je vends deux grandes tailles par mois. Soit deux ans de stock à chaque production. Aussi, la collection passe de 26 à 35 modèles cette année et le volume de stock va approcher les 200K€ HT au troisième trimestre. Choix difficile mais nécessaire.

 

Chaussettes : elles seront fabriquées par un spécialiste de la chaussette outdoor situé à Brescia au pied des Alpes italiennes (ci-dessus). Rossignol et Lafuma sont dans la liste des clients prestigieux de ce fabricant rencontré grâce à Fabien, un vieux copain qui s'y connaît en termes de pieds. Les tarifs italiens étant inférieurs de 20% aux prix français, je répercuterai cette baisse sur les prix de vente. Normal.

Non, je n'ai pas trouvé le "Lemahieu de la chaussette" en France. Agaçant quand on a un logo bleu-blanc-rouge et qu'on veut favoriser l'emploi local. Pour autant, j'ai trouvé chez Maurizio tout ce que je recherche chez un fabricant : réactif, pro et sympa. Cerise sur le panettone : il parle bien mieux français que mon niveau 4eme dans sa langue. Je visite son site au printemps. Ravi.

Secondes mains : Comme souvent pour OGARUN, l'idée part d'un.e client.e.

Catherine me demande si j'ai des vêtements d'occasion. Deux secondes de silence puis je flaire direct la bonne idée. Mise en oeuvre début janvier.

Avant : lorsqu'un client me renvoyait un vêtement décousu ou déchiré, Lemahieu le récupérait et me faisait un avoir correspondant à la garantie. Maintenant : la manufacture Lemahieu le répare - c'est d'ailleurs génial que Martin et son équipe jouent aussi le jeu - je le récupère et le revend sur le site à la moitié de son prix initial. Entre la réparation et les frais de ports, aucun gain ni pour eux, ni pour moi. Juste la volonté de ne pas jeter, doublé du plaisir de satisfaire un client avec un vêtement qui continue d'être utile.

La quinzaine de vêtements mis sur le site début janvier s'est vendue en deux jours. Je rajoute même quelques prototypes qui dormaient dans un tiroir. Pièces uniques. Parfois, la réparation se voit un peu mais le plus souvent, elle n'est pas visible. Le vêtement peut être aussi légèrement patiné. Tout ça est bien entendu très symbolique mais aussi complètement aligné avec la philosophie de OGARUN. Mine de rien, je veux aussi montrer qu'un vêtement en laine vit, se répare et s'entretient.

Les premiers lundis de chaque mois, je mettrais sur le site les secondes mains disponibles. Prévenus, vous aurez un petit temps d'avance sur les autres. Veni, Vidi, Vinted !

Portez vous bien !

J-Charles, fondateur.

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