Gazette OGARUN #3 - Mai 2020

Un petit billet pour vous informer de la vie d'OGARUN 

La vie durant le confinement

Je n’ai jamais aussi peu bougé de toute ma vie, et paradoxalement, je me sens plein d’énergie. 

Peut être parce que je fais depuis deux mois des choses pour la première fois.

Préparer la terre d’un potager.

potager jean-charles

Nettoyer le toit de la maison.

Observer ce couple de merles qui s’est installé dans le jardin.

merle dans un arbre

Arroser mes légumes fraîchement plantés. 

Si je me trouve souvent gauche pour exécuter ce genre de tâches, elles me font du bien. Je comprends qu’elles me nourrissent intérieurement.  

Coté sport, je découvre le yoga et le pilate. Disciplines adaptées au calme ambiant. Elles développent la souplesse et le travail des muscles profonds. Beau challenge personnel.

Le boum-boum des séances de circuit-training vient trancher trois fois par semaine avec le gazouillis de mes nouveaux copains . Ces séances de squats et de burpees me font transpirer dans mon T-shirt "conçu pour les grand espaces". Ha ha ! j'entends les merles qui se moquent.

Outdoor_no_odor devient Indor_no_odor

Bébé OGARUN a vécu sa première crise

Quand c’est dur, il parait qu'il faut se concentrer sur l'essentiel. J'applique.

Je mets mon énergie sur trois priorités : mes clients, mes produits et mon magasin virtuel. 

Je garde en tête trois client.e.s. 

La première, infirmière à Marseille. Cette dame fait un achat début avril. Je l'appelle. Elle m’explique qu’elle a passé commande la veille en rentrant de l'hôpital à 2h du matin. 

Par pudeur, elle ne me le dit pas mais je devine qu’elle est en première ligne de cette pandémie. 

Elle me confie ses envies d’ailleurs et de randonnée.

Nous échangeons sur son métier, sur OGARUN. Surprise par mon appel, je la sens touchée par cette attention.

"Je n'ai pas l'habitude de recevoir un coup de fil d'un site sur lequel j'ai commandé".

Pour la première fois durant cette crise, je me sens utile. 

Même si mon activité est très loin des premières lignes, je comprends alors que j’ai aussi un rôle à jouer. 

"Plus il y a de digital, plus il faut d'humain" écrit Bruno Fridlansky dans son livre

Je suis un convaincu.

L’autre échange qui m’a beaucoup marqué date de ce lundi avec Lea, cette jeune femme de 20 ans qui avait prévu de traverser cet été l’Irlande et l’Ecosse à pieds, seule. 

Passionnée de marche, Léa rêve d’une vie en totale harmonie avec la nature. 

Sa maturité me bouscule.

Elle m’avoue : “ça fait bien longtemps que je n’avais pas acheté quelque chose de neuf”. 

Cette phrase, j’y pense toute la journée, sourire en coin.  

N’allez pas croire que je n’appelle que mes clientes ! Mais je dois avouer que votre sensibilité, Mesdames, me touche. 

Le 3ème client s'appelle Gabin.

Recevoir une commande de son meilleur ami de lycée, qu’on n'a pas vu depuis le bac (qu’il a eu du 1er coup, lui) , là aussi ça fait mouche.

Coup de fil.

Aussi longs que ceux de ma femme avec ses amies.

30 ans en deux heures, pas mal.

Il me glisse qu'un magasin outdoor de Bordeaux serait la boutique parfaite pour accueillir OGARUN.

Ou comment allier l'utile à l’agréable.

Je les contacte, à suivre ...

OGARUN arrive en Moselle

En parlant de boutique :

Je suis sollicité fin avril par un magasin de running situé à Metz.

logo magasin de vetements de randonnée à metz

Marjorie et Eric, les propriétaires, m'expliquent le virage qu'ils ont pris à 180° pendant la crise pour leur commerce (et bien avant dans leur habitudes de vie).

Nouveau plan de masse de leur boutique, plus de place aux chaussures. Essentialisation de l'offre textile.

Seulement quatre marque au programme dont trois made in France. Exit les autres.

Première commande expédiée.

C'est décidé, je ne vendrais qu'à des magasins dont la politique commerciale colle avec la philosophie d'OGARUN.

Ne pas essayer de convaincre coûte que coûte.

L'e-shop durant la crise

Le chiffre d'affaires en avril est inespéré : après les 1500€ de mars, j’avais prudemment piloté 0€ sur avril. 

Encore raté !

Activité du site intense, aussi forte qu’en décembre : 7000€ 

La promo -20% pour deux achats plait, c'est une évidence.

Je la prolonge.

Les pré-ventes des deux nouveaux T-shirt OGA'LIGHT ont du succès. Et sans éclipser les autres T-shirts de la gamme.

Logique, ils viennent compléter l'offre, pas la doublonner.

Il faut dire que le temps radieux des dernières semaines renforce la promesse de ce vêtement :

légèreté et évacuation de la transpiration. Le mariage du mérinos et du lyocell, complète bien la gamme 100% mérinos

Produits, encore :

Je récupère aujourd'hui les prototypes définitifs du boxer et de la culotte mérinos.

Il n'aura fallu que deux itérations pour valider la coupe.

Lemahieu fait de la bonneterie depuis 80 ans, ça aide.

Chaussettes :

Le développement des deux modèles est plus compliqué qu'il n'y parait. La laine mérinos ne s'apprivoise pas facilement décidément. J'ai Damien, le jeune dirigeant de La Manufacture Perrin, et je sens à sa voix que la situation est complexe et que la pression pèse sur ses épaules.

Je le laisse gérer ses dossiers urgents, nous reparlerons des chaussettes quand son esprit sera plus libre.

Ne pas forcer les choses.

Ce soir, jeudi 7 mai à 18h15 j'organise mon premier live sur la page Facebook OGARUN.
Un moyen simple et convivial de répondre aux questions des 2, 10, 100 personnes qui se connecteront.

J'irai ensuite écouter Mr et Mme Merle un verre de vin à la main.

Bien à vous,
j-charles

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